HISTOIRE: discription 2

elle se trouvait de nouveau à son ancienne place, sur le rocher. La même chose se reproduisit encore une fois, lorsqu’elle fut reprise de nouveau du rocher. Tous comprirent alors que la Mère de Dieu ne désire pas que sa sainte image repose ailleurs que sur ce rocher, où elle apparut pour la première fois. Sans tarder, on décide d'arranger un petit temple dans le rocher, contre cette place, où est venue la sainte icône. A l'intérieur du rocher, on a fait une caverne  et, en dehors, l'escalier y menant.  Dans cette caverne on a placé l'icône apparue récemment. »
          L’apparition de la sainte icône a eu lieu le 15 août, et le nouveau temple est dédié à la Dormition de la Mère de Dieu.
          L’apparition miraculeuse de l'icône de la Mère de Dieu et la fondation de l'église de la Dormition se rapportent au milieu du XV siècle, mais déjà à la fin du XVI siècle, on rencontre des nouvelles sur l’existence du monastère Salatchik, qui se trouvait au même endroit que l’actuel monastère de la Dormition. À cette époque, le monastère envoyait au Tsar de Moscou Fiodor Ioanovich, un homme de confiance, demander l’aumône.
         Au début du XVII siècle, des affaires du même ordre, nous apprenons l'existence de l'église de la Dormition de caverne, mais à la fin du XVIII siècle, nous lisons dans la lettre du prince Prozorovski à M Roumiantsev-Zadounaiski du 31 mai 1777, « que près de la ville de Bakhchisaraï, depuis les temps anciens, il y a une petite église grecque taillée dans la montagne, qui, bien que restaurée, est cependant en décadence, et que l'évêque, s'étant entrevu avec celui-ci, a fait part de son intention d’en construire une nouvelle et plus convenable. »
         L’apparition miraculeuse de la sainte icône a apporté aux chrétiens l'aide Divine, la couverture de la Mère de Dieu elle -même. Ils repartaient pour la guerre de la confession de la foi sacrée, avec l’espoir ferme que la Très Sainte Mère de Dieu ne les laissera sans protection. Le temple taillé dans le rocher, où l'icône est apparue, est devenu un endroit particulier de prière pour eux : ici, ils s’affermissaient d'esprit pendant de terribles tortures, dans le temple, ils se sentaient membres d’une seule famille du Père Céleste, protégée par la Providence Divine. Une telle signification du temple incitait de nombreux chrétiens à s'installer près de lui, à se consacrer entièrement à Dieu. C’est ainsi qu’apparu le monastère de Bakhchisaraï. Le mérite Principal de ce monastère est dans le soutien et l’encouragement des chrétiens dans la lutte contre l'islamisme. Il a uni les chrétiens et a protégé la sainte foi contre la poussée sauvage de l'Islam. Ici, il y avait même la chaire de Métropolite. On ne saurait dire avec précision quand elle était transférée ici, mais le fait que le dernier
métropolite Ignatie vivait là, le prouve bien.
      Ainsi,  le monastère de Bakhchisaraï était le centre de la vie religieuse des chrétiens dans le khanat de Crimée : il les guidait dans leur édification spirituelle. S’il n’y avait pas eu de joug tatar, c’aurait été un monastère majestueux et bien aménagé, mais le fanatisme mahométan interdisait aux chrétiens même d’ériger les croix sur les églises, les épuisaient par des travaux au-dessus de leurs forces et des tailles. Il ne restait plus rien des grandes culture et civilisation grecques. Nombreux étaient ceux qui ont assimilé la langue et les coutumes tatares. Les huttes et cavernes ont replacé les temples et palais.
         Lorsque la tension a atteint son apothéose dans les relations entre les Grecs et Tatars, les Grecs ont demandé de l’aide à la Russie. La Russe, ayant elle-même supporté le joug tatar, a toujours sympathisé à ses coreligionnaires grecs. Les Grecs, depuis longtemps, recevaient de Moscou l'aumône. Ils comprenaient que seulement les Russes, devenus vainqueurs, sont en mesure de les aider (à cette époque, la guerre entre la Russie et la Turquie avait déjà commencé).
         En 1778, selon le Plus haut désir exprimé, le commandant en chef des troupes russes M Roumiantsev est entré en relation avec le Métropolite Ignati, l’ancien chef des chrétiens de Crimée, et lui a proposé de déménager avec tous les chrétiens de la Crimée sur les territoires russes.
         Le 23 avril, le jour de sainte Pâques, après la liturgie dans l’église de la Dormition  du monastère actuel, le Métropolite a porté cette proposition à ses ouailles. La nouvelle sur l’exode des chrétiens s’est répandue dans toute la Crimée.

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